Un an après le lancement de « Gaza 12-12 », le Consortium 12-12 publie son deuxième rapport. Ce rapport fait le point sur la situation à Gaza et l’aide humanitaire apportée, et compile des témoignages recueillis sur le terrain. Des articles thématiques mettent également en lumière les nombreux obstacles auxquels les acteurs humanitaires sont confrontés.
Entre le 22 septembre 2025 et le 30 juin 2026, des milliers de personnes et d’organisations ont fait don d’un total de 1 274 408 euros à « Gaza 12-12 ». Sur ce montant, 1 130 000 euros ont déjà été versés aux cinq organisations membres afin de financer leurs programmes d’aide d’urgence.
Les chiffres illustrent ce que cet engagement permet de réaliser :
- Caritas International a assuré 30 980 consultations médicales.
- Médecins du Monde est active dans six cliniques, où ses équipes assurent en moyenne 1 700 à 2 000 consultations médicales par jour.
- Handicap International a apporté son soutien à 184 517 personnes, notamment à travers des soins de réadaptation, un soutien psychosocial et des actions de sensibilisation aux risques liés aux engins explosifs.
- Oxfam travaille dans six centres d’accueil afin d’améliorer l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour près de 4 000 personnes.
- Plan International rapporte avoir fourni une aide d’urgence à 628 261 personnes, notamment sous forme de nourriture, d’eau potable, de soins de santé, d’hébergement, de protection et d’éducation.
Une situation toujours critique
Le rapport montre également à quel point les conditions restent difficiles pour la population gazaouie et les acteurs humanitaires présents sur place. Des familles continuent à vivre dans des textes, des habitations endommagées et des centres d’accueil surpeuplés. Le système de santé est soumis à une pression considérable, tandis que l’accès à la nourriture, à l’eau potable, aux médicaments et à d’autres biens essentiels reste extrêmement limité.
Nour Z. Jarada, psychologue et responsable de la santé mentale pour Médecins du Monde à Gaza, est confrontée chaque jour à cette réalité : « Ils disent que la guerre est terminée. Mais la plupart des gens vivent encore dans des tentes déchirées. […] Les hôpitaux sont en ruines, les cliniques fonctionnent avec un minimum de moyens et les blessures psychologiques restent ouvertes. »
Pour les femmes enceintes, les conditions sont particulièrement préoccupantes. Selon un rapport de Médecins du Monde, 85 % des femmes enceintes risquent de connaître des complications pendant leur grossesse. Dr Israa Saleh, médecin et conseillère en santé et droits sexuels et reproductifs chez Médecins du Monde, le résume simplement : « Une grossesse ne s’arrête pas pendant une guerre. »
Fournir de l’aide, un défi quotidien
Le rapport se penche également sur les obstacles qui compliquent l’acheminement de l’aide humanitaire. Les restrictions imposées sur l’entrée des biens essentiels, l’insécurité, les pénuries de carburant et les prix élevés contraignent les organisations à adapter leur travail en permanence.
Les équipements médicaux et le matériel de réadaptation, par exemple, n’entrent qu’en quantités limitées et de manière imprévisible. Les pénuries de carburant compliquent, quant à elles, l’approvisionnement en eau potable, la collecte des déchets et la fourniture d’autres services essentiels.
L’appel « Gaza 12-12 » a pris fin le 30 juin 2026. Mais le travail, lui, ne s’arrête pas là. Les cinq membres du Consortium 12-12 et leurs partenaires locaux poursuivent leurs activités à Gaza afin d’apporter une aide d’urgence vitale à la population.
Lisez le rapport et découvrez ce que le soutien des donateurs et donatrices permet de réaliser, ainsi que les défis auxquels nos membres sont encore confrontés aujourd’hui.

Photo: Médecins du Monde